Anna Morris, Millie Couzens, Josie Knight et Erin Boothman ont remporté le titre mondial de poursuite par équipes féminine aux Championnats du monde de cyclisme sur piste, disputés à Shanghai, en Chine. Le quatuor britannique a dominé l’Italie en finale, au terme d’une course maîtrisée conclue en 4 min 04 s 610. Chez les hommes, la sélection britannique a également décroché une médaille, avec le bronze dans la même discipline.

Une victoire mondiale qui confirme la progression de la relève britannique
La poursuite par équipes féminine a débuté mercredi 14 octobre par les qualifications. Avec Erin Boothman, Anna Morris, Millie Couzens et Josie Knight, le Royaume-Uni a immédiatement affiché ses ambitions en signant le meilleur temps en 4 min 08 s 055, près de deux secondes devant l’Allemagne, deuxième en 4 min 09 s 978. Un résultat encourageant, mais à relativiser : seules les huit premières équipes se qualifiaient pour le tour suivant, et les nations n’avaient pas nécessairement toutes adopté la même stratégie ni fourni le même effort.
Le premier tour, disputé ce matin, n’a pas forcément permis de mieux situer les Britanniques face à leurs concurrentes directes. Megan Barker faisait d’ailleurs son apparition en replacement d’Erin Boothman. La double championne du monde de la discipline en 2023 et 2024 apportait davantage d’expérience pour une course qui allait définir les deux équipes qualifiées pour la grande finale. Opposées aux Pays-Bas, elles ont facilement remporté leur série en 4 min 07 s 238, tandis que l’Italie, championne du monde en titre, a signé le meilleur temps de ce tour en 4 min 06 s 771 contre l’Allemagne. L’écart de moins d’une demi-seconde entre les deux formations britanniques et italiennes restait donc limité. Cependant, la course italienne avait été plus disputée, alors que les Britanniques avaient nettement dominé les Néerlandaises et donc ralenties sur la fin. Les temps ne suffisaient pas à établir une hiérarchie définitive avant la finale qui semblait du coup ouverte et difficile à pronostiquer.
Pour la finale, le Royaume-Uni a retrouvé sa composition initiale : Anna Morris, Millie Couzens, Josie Knight et Erin Boothman. En face, l’Italie alignait son quatuor habituel, composé d’Elisa Balsamo, Martina Alzini, Martina Fidanza et Vittoria Guazzini. Les Italiennes défendaient leur couronne mondiale et représentaient un test de premier ordre pour les Britanniques, qui les avaient déjà battues aux Championnats d’Europe en février 2026, avec une formation alors largement renouvelée.
La finale a d’abord tourné à l’avantage de l’Italie, en tête après le premier kilomètre. Mais l’écart s’est progressivement réduit à partir des 1 250 mètres. À environ 200 mètres de la mi-course, les Britanniques ont pris pour la première fois l’avantage, avec près de deux dixièmes de seconde d’avance. Elles ont ensuite accéléré : leur marge atteignait près de sept dixièmes aux 2 720 mètres, avant de dépasser la seconde à l’approche des 3 000 mètres. Le dernier kilomètre a confirmé la supériorité britannique. L’écart n’a cessé de grandir jusqu’à l’arrivée, où Morris, Couzens, Knight et Boothman ont bouclé les quatre kilomètres en 4 min 04 s 610, avec plus de cinq secondes d’avance sur l’Italie. L’Allemagne a complété le podium en remportant la petite finale face aux Pays-Bas.
Pour Couzens et Boothman, ce titre constitue une étape importante dans leur progression et surtout le premier titre mondial chez les seniors. La première avait déjà remporté le titre européen de poursuite par équipes en février pour ses premiers championnats élite, tandis que Boothman poursuit son apprentissage au plus haut niveau après ses premières expériences internationales récentes, lors des jeux du Commonwealth en Aout. Leurs présences à Shanghai s’inscrit dans une logique de formation aux grandes échéances à venir, avec notamment les Jeux olympiques de Los Angeles en 2028 et le cycle suivant.
Chez les hommes, le Royaume-Uni a terminé troisième de la poursuite par équipes, derrière le Danemark et l’Italie. La formation britannique avait réalisé le deuxième temps des qualifications en 3 min 47 s 154, avant de céder face aux Italiens au premier tour. Le quatuor engagé pour la course pour le bronze était composé de Noah Hobbs, Henry Hobbs, Ethan Vernon et Oliver Wood. Il a terminé en 3 min 47 s 245, largement devant la France qui terline donc au pied du podium. La présence des frères Noah Hobbs, né en 2004, et Henry Hobbs, né en 2007, souligne là encore la place accordée à la relève. Henry, qui s’est illustré aux Jeux du Commonwealth de Glasgow avec deux titres et une médaille de bronze, poursuit son apprentissage chez les seniors.