Les Championnats d’Europe U23 de boxe, organisés cette année à Budapest, ont vu, alors même que toutes les demis-finales ne se sont pas encore déroulées, deux performances montrant ce que les jeunes talents du Noble Art côté Britannique ont à offrir. Kayla Allen et Kelsey Oakley, déjà assurées d’une médaille en ayant toutes les deux atteint les demis-finales, ont réussi hier à se hisser jusqu’en finale.

Un parcours parallèle vers la finale
Dès les premiers tours, Kayla Allen et Kelsey Oakley ont montré qu’elles étaient prêtes à affronter les meilleures adversaires européennes. Allen, originaire de la région londonienne, s’est distinguée des son premier combat contre la française Maelys Richol où celui-ci a justement été arrêtée dès la fin du premier round lorsque son adversaire a décidé d’abandonner. Elle s’est ensuite débarassée d’Ava Henry sur la plus petite des marges, une victoire par décision partagée 3 juges à 2, suffisant pour progresser jusqu’à la finale où elle aura évidemment à cœur de repartir de la capitale hongroise avec la médaille d’or, accessible à condition qu’elle batte Crinuta Sebe. Dans les catégories inférieures, Oakley, issue de la ville Dudley dans les Midlands de l’Ouest, a quant à elle mis en avant sa discipline et son sens tactique, hérités de son passé de kickboxeuse. Sa progression régulière et sa maîtrise technique lui ont permis de s’imposer facilement par deux victoires unanimes dans la catégorie des moins de 51 kilos.
L’impact d’une double qualification
La présence simultanée de Kayla Allen et Kelsey Oakley en finale des Championnats d’Europe U23, en l’attente d’Abdulrahman Burton, Bobby Wallace et Damar Thomas qui pourraient les y rejoindre aujourd’hui, est un signal fort pour la boxe britannique qu’elle soit féminine ou masculine. Elle démontre que le pays dispose d’une génération capable de rivaliser avec les meilleures et de s’imposer dans les grandes compétitions internationales. Pour Allen, cette finale est une étape vers son objectif ultime : participer aux Jeux de Los Angeles en 2028 et inscrire son nom aux côtés des grandes figures de la discipline. Pour Oakley, elle représente la confirmation d’un parcours qui est légèrement plus riche en expériences internationales.
Au-delà de leurs ambitions personnelles, leur réussite commune à Budapest incarne l’espoir d’un renouveau pour la boxe britannique. Dans un contexte où l’avenir olympique de la discipline a parfois été remis en question, même si celui-ci est maintenant réglé grâce à l’émergence de World Boxing, les championnats du monde U19, organisés par cette organisation il y a un peu plus d’un an avaient d’ailleurs vu une génération encore plus jeune montrer qu’elle était présente avec 12 médailles dont 9 d’or, séparés entre les équipes anglaises et galloises. Ces performances illustrent ainsi la vitalité d’un sport qui continue de former des champions et de susciter des vocations. En se hissant toutes deux au sommet de la compétition, en l’attente d’une possible médaille d’or, Allen et Oakley ne se contentent pas de défendre leur propre carrière : elles portent aussi l’étendard d’une nation qui croit en son avenir sur le ring.