Solide leader de la poule 2 de Champions Cup avant le coup d’envoi, Bath a parfaitement assumé son statut à The Rec en infligeant une lourde défaite à Édimbourg (63-10) lors de cette affiche de Champions Cup. Dominants dans tous les secteurs, les hommes de Johann van Graan ont très vite pris le contrôle de la rencontre avant de dérouler en seconde période. Avec ce succès bonifié, le club anglais valide définitivement la première place du groupe et un huitième de finale à domicile, tandis qu’Édimbourg repart avec de sérieuses interrogations.

Le déroulé de la rencontre :
Malgré une entame marquée par une pénalité concédée très tôt par Tom Dunn, permettant à Ross Thompson d’ouvrir le score pour Édimbourg, la physionomie du match s’est rapidement dessinée en faveur de Bath. Portés par une mêlée immédiatement dominante et une énorme activité de leurs avants, les locaux ont imposé un rythme que les Écossais n’ont jamais réellement su contenir. Après une première alerte non concrétisée en touche, la pression de Bath a fini par payer sur une séquence parfaitement maîtrisée à cinq mètres, conclue par Thomas du Toit à la suite d’une avancée tranchante de Tom Dunn.
Ce premier essai a totalement libéré Bath, qui a ensuite étouffé son adversaire sur les phases de conquête. La mêlée, véritable arme tout au long de la soirée, a provoqué un essai de pénalité peu après, récompensant une poussée irrésistible conclue dans l’en-but, avec Alfie Barbeary déjà lancé pour aplatir. Beno Obano a ensuite ajouté un nouvel essai tout en puissance après une autre séquence initiée par la mêlée, confirmant la mainmise totale des Anglais sur les débats. Édimbourg a bien tenté de réagir avant la pause, profitant d’un rare temps fort pour marquer par Piers O’Conor après un débordement de Harry Paterson, mais Bath a immédiatement répondu juste avant la mi-temps par Tom Dunn, offrant à son équipe le point de bonus offensif et un avantage conséquent (28-10).
La seconde période n’a fait que confirmer l’écart entre les deux formations. Après un court passage plus imprécis, Bath a accéléré de manière spectaculaire. Joe Cokanasiga, parfaitement servi par Max Ojomoh, a d’abord fait parler sa puissance pour inscrire un essai plein d’autorité, avant de se muer en passeur décisif sur une action collective de grande classe conclue par Ben Spencer. L’entrée des remplaçants n’a en rien ralenti la machine bathoise, bien au contraire. Henry Arundell a profité d’une défense écossaise dépassée pour inscrire son essai, avant une nouvelle combinaison sur l’aile gauche conclue par Cokanasiga. Enfin, Max Ojomoh a parachevé le festival offensif sur une passe sautée de Tom Carr-Smith, symbolisant la variété et la maîtrise du jeu proposé par Bath jusqu’au bout.
Dans cette démonstration collective, Alfie Barbeary a incarné à lui seul la supériorité des hommes de Van Graan. Omniprésent dans le combat, précieux en sortie de mêlée et quasiment auteur d’un essai, le numéro 8 a constamment gagné ses duels et donné de l’avancée à son équipe. Son influence dans la domination du pack a été déterminante, au point d’être logiquement désigné homme du match. Un rappel éclatant de son immense potentiel, même si la concurrence féroce en troisième ligne avec l’Angleterre continue de freiner ses ambitions internationales.
Grâce à ce succès bonifié, Bath s’assure définitivement la première place de la poule 2 avec 15 points, synonyme de huitième de finale à domicile en Champions Cup, un objectif majeur parfaitement rempli. Pour Édimbourg, désormais deuxième avec 10 points, la qualification reste acquise, mais cette lourde défaite face à un concurrent direct souligne l’écart actuel avec les meilleures équipes européennes et laisse planer des doutes à l’approche des phases finales.