Le nageur britannique Matt Richards, double champion olympique du relais 4 × 200 m nage libre, rejoindra les Florida Gators au printemps 2027 pour un semestre universitaire. À 23 ans, le champion du monde du 200 m nage libre souhaite découvrir le championnat universitaire américain avant de retrouver le Royaume-Uni pour préparer les championnats nationaux de 2027. Une expérience qui doit lui permettre de se confronter à un nouvel environnement de compétition, tout en renforçant une équipe de Floride ambitieuse sur la scène universitaire américaine.

Une nouvelle expérience américaine pour préparer la suite de sa carrière
L’annonce a été officialisée par l’université de Floride, qui accueillera Matt Richards à Gainesville au printemps 2027. Le Britannique, qui fêtera ses 24 ans en décembre, ne restera toutefois qu’un semestre au sein des Gators. Il étudiera en parallèle le management du sport et participera aux compétitions universitaires américaines, notamment aux championnats de la Southeastern Conference (SEC) et aux NCAA, le championnat national universitaire.
Ce choix répond à une volonté personnelle du nageur, qui n’avait encore jamais expérimenté cet environnement malgré son palmarès international. « Je savais que je n’avais plus beaucoup de temps pour découvrir les compétitions NCAA en petit bassin, alors que ma période d’éligibilité touchait à sa fin », a-t-il expliqué. Richards ne voulait pas terminer sa carrière avec le regret de n’avoir jamais affronté les meilleurs nageurs universitaires américains.
L’inspiration remonte également à Caeleb Dressel, ancienne figure des Gators et multiple champion olympique (9 fois en tout). « Regarder Caeleb Dressel nager pour Florida m’a donné envie de rejoindre les Gators », a expliqué Richards. Le Britannique espère désormais contribuer à la conquête d’un titre national universitaire avec une équipe qui a terminé deuxième des championnats NCAA en 2026.
L’entraîneur Anthony Nesty, champion olympique du 100 m papillon en 1988, s’est réjoui de cette arrivée. Il estime que Richards pourra immédiatement renforcer l’ensemble du collectif. Sa présence devrait notamment apporter une plus-value aux relais en nage libre, un secteur important pour les ambitions floridiennes. Le Britannique est l’une des référence mondiale sur 100 et 200 m nage libre, avec des records personnels respectifs de 47 s 45 et 1 min 44 s 30 en grand bassin. Son record sur 200 m date des Mondiaux de Fukuoka, en 2023, où il avait remporté le titre individuel.
Cette expérience américaine sera néanmoins de courte durée. Richards prévoit de rentrer au Royaume-Uni en avril 2027 afin de participer aux sélections britanniques en vue des grandes échéances internationales. Il poursuivra ensuite son entraînement à Manchester, où il travaille sous la direction de Ryan Livingstone. Son passage en Floride constitue donc une parenthèse dans sa préparation, et non un changement durable de base d’entraînement. Son épouse, Emily Richards, spécialiste du papillon ayant fini 7è aux championnats du monde 2025 sur 200m, devrait également l’accompagner à Gainesville pour s’entraîner avec le groupe floridien.
Un double champion olympique toujours tourné vers les sommets
L’arrivée de Matt Richards aux États-Unis s’inscrit dans une carrière déjà riche, mais dont les ambitions restent élevées. Le Britannique s’est révélé aux Jeux olympiques de Tokyo en 2021, où il avait contribué à la victoire du relais britannique du 4 × 200 m nage libre aux côtés de Duncan Scott, James Guy et Tom Dean. Cette médaille d’or avait mis fin à une attente de 113 ans pour le Royaume-Uni dans cette épreuve olympique.
Trois ans plus tard, à Paris, Richards et ses coéquipiers ont conservé leur titre, une performance historique pour la natation britannique. Il y a également décroché sa première médaille olympique individuelle en terminant deuxième du 200 m nage libre en 1 min 44 s 74, à seulement deux centièmes de seconde du Roumain David Popovici.
En rejoignant les Gators, Matt Richards cherchera donc à enrichir son expérience sans perdre de vue ses objectifs internationaux. Le format américain, avec ses courses en petit bassin lui permettra d’améliorer sa technique des virages, en plus de lui offrir un défi différent de celui des grands championnats en bassin de 50 mètres.