Angharad Evans a décroché le titre européen sur 100m brasse à Paris, au terme d’une finale parfaitement maîtrisée dans laquelle la Britannique a une nouvelle fois amélioré son propre record national. Déjà impressionnante en séries puis en demi-finales, Evans a confirmé son statut de grande favorite pour offrir au Royaume-Uni un quatrième titre dans ces Championnats d’Europe. Après les deux victoires britanniques sur les relais 4x200m nage libre et le sacre de Katie Shanahan sur 200m dos, les nageuses britanniques continuent de porter une grande partie des succès du Royaume-Uni en ce début de compétition.

Angharad Evans confirme en finale avec un nouveau record national
Angharad Evans avait abordé la compétition avec le statut de référence européenne et mondiale sur 100m brasse. La Britannique avait réalisé 1:04.96 lors des Championnats britanniques en avril, un chrono qui constituait alors la meilleure performance mondiale de l’année et qui lui permettait d’arriver à Paris avec une avance significative sur ses principales concurrentes. Dès les séries, Evans a confirmé cette position. Elle a signé le meilleur temps en 1:05.45, devenant l’une des deux seules nageuses à passer sous les 1:06 lors de cette première session. Surtout, elle a amélioré le record des Championnats d’Europe détenu depuis 2018, abaissant de huit centièmes la marque de 1:05.53 établie par la Russe Yuliya Efimova.
La Britannique possédait déjà près d’une demi-seconde d’avance sur Mona McSharry, troisième des Jeux olympiques de Paris 2024 sur la distance, mais tout laissait penser à une accélération en demi-finales. Quelques heures plus tard, la nageuse britannique a été la seule à passer sous la minute et cinq secondes. Elle a remporté sa course en 1:04.97, établissant un nouveau record des Championnats et prenant surtout 67 centièmes d’avance sur McSharry, deuxième temps des qualifications en 1:05.64.
Cette nouvelle performance confirmait la hiérarchie avant la finale. Derrière Evans et McSharry, Yuliya Efimova et l’Italienne Benedetta Pilato étaient regroupées à quelques dixièmes, mais toutes deux restaient à plus d’une demi-seconde de la Britannique sur les références réalisées depuis le début de la compétition. Evans devait toutefois se méfier d’une concurrence capable de lui imposer un rythme différent en finale. La Britannique, spécialiste à la fois du 100m et du 200m brasse, était notamment attendue comme l’une des grandes favorites du 200m à venir. Mais avant cela, elle devait concrétiser sa domination sur la distance courte.
En finale, Evans a choisi une nouvelle fois de ne pas partir à pleine vitesse. Au premier virage, elle pointait en quatrième position, avec 74 centièmes de retard sur l’Italienne en tête. Un scénario qui correspondait pourtant à une stratégie désormais bien connue de la Britannique : rester au contact sur le premier 50 mètres avant de produire un retour beaucoup plus rapide. Evans a progressivement remonté ses adversaires dans la seconde moitié de la course. L’écart s’est réduit longueur après longueur avant que la Britannique ne prenne définitivement les commandes dans les 15 derniers mètres.
Elle touche finalement en 1:04.87, suffisamment pour décrocher l’or mais surtout pour établir un nouveau record britannique. Evans améliore de neuf centièmes sa précédente marque nationale, qui lui appartenait déjà, abaisse également sa propre meilleure performance mondiale de l’année, et améliore le record des championnats après son 1:04.97 réalisé en demi-finales.
La Britannique devance finalement Mona McSharry, deuxième en 1:05.41, tandis que Benedetta Pilato complète le podium en 1:05.89. Efimova termine quatrième, elle aussi sous la barre des 1:06, en 1:05.94. Pour le Royaume-Uni, cette médaille d’or est la quatrième depuis le début des épreuves de natation à Paris. Une nouvelle fois, la réussite britannique repose largement sur ses nageuses, après les titres remportés par les deux relais 4x200m nage libre et Katie Shanahan sur 200m dos. Avec désormais le 200m brasse à son programme, Evans aura l’occasion de poursuivre cette dynamique et de viser un nouveau titre européen.