Le tirage au sort de la Coupe du monde U20 de rugby 2026 vient de livrer son verdict et promet une phase de poules particulièrement relevée pour l’Angleterre. Tenant du titre après son sacre en 2024, le XV de la Rose a, l’année suivante, échoué à sortir du groupe, battu en poule par les futurs gagnants sud-africains dans une compétition où seul le premier sortait du groupe. Pour cette nouvelle édition, l’équipe d’Andy Titterrell a hérité d’un groupe dense aux côtés de l’Irlande, de l’Argentine et des États-Unis où l’erreur ne sera probablement pas permise.

Une poule exigeante dans un Mondial U20 repensé et élargi
Rebaptisée officiellement World Rugby Junior World Championship à partir de 2026, la Coupe du monde U20 fait peau neuve. Pour la première fois depuis 2009, la compétition revient à un format à 16 équipes, réparties en quatre poules de quatre. Une décision de World Rugby destinée à renforcer la visibilité du rugby jeune à l’échelle mondiale et à offrir une scène plus large aux nations émergentes, comme les États-Unis, l’Uruguay, le Japon ou les Fidji, de retour à ce niveau.
La Géorgie, déjà hôte en 2017, accueillera le tournoi entre Tbilissi et Koutaïssi, avec une phase de poules étalée sur trois journées avant des matchs de classement et des demi-finales réservées uniquement aux vainqueurs de groupe. Un détail loin d’être anodin puisque la moindre contre-performance pourra s’avérer rédhibitoire. Les deuxièmes de poule devront se contenter de matchs pour les places cinq à huit, sans possibilité de jouer le titre.
Dans ce contexte, la poule C apparaît comme l’une des plus relevées du tournoi. L’Angleterre y retrouvera l’Irlande, qui jongle entre le bon et le moins bon dernièrement avec une deuxième place au tournoi des 6 Nations 2024, mais une dernière en 2025. L’Argentine, de son côté a fini 4ème de la dernière coupe du monde U20. Quant aux États-Unis, leur présence illustre la volonté d’expansion du rugby mondial : moins expérimentés à ce niveau, ils ne devraient pas représenter la plus grosse adversité mais aucune rencontre n’est gagnée d’avance.
Pour reconquérir leur titre de 2024, l’Angleterre aborde cette édition 2026 avec un groupe en renouvellement. Le départ massif des joueurs nés en 2005, piliers des deux dernières campagnes mondiales, a marqué la fin d’un cycle. Des cadres comme Tom Burrow, Ben Redshaw, Kane James, Junior Kpoku ou Josh Bellamy ne sont plus éligibles, laissant place à une nouvelle hiérarchie à construire.
Sous la direction d’Andy Titterrell, le staff anglais a entamé cette transition dès le début de l’année, avec un premier camp d’entraînement organisé au Portugal et une training squad de 32 joueurs convoquée. Sept joueurs déjà capés en U20 apportent une base d’expérience précieuse, tandis qu’une majorité de profils issus des générations 2006 et 2007 découvrent progressivement les exigences du niveau international.
Cette nouvelle Angleterre U20 se distingue néanmoins par un élément clé : sa précocité. Vingt-trois joueurs de cette sélection ont déjà disputé des minutes en rugby senior, que ce soit en Premiership ou en compétitions européennes. Un chiffre révélateur de la maturité du vivier anglais et de l’intégration accélérée des jeunes talents dans les structures professionnelles. Les clubs comme Northampton Saints, Bath Rugby qui dominent le rugby anglais, mais aussi Exeter ou les Harlequins sont très représentés.
Les poules du Mondial U20
Poule A : Afrique du Sud, pays de Galles, Géorgie, Uruguay.
Poule B : Nouvelle-Zélande, Italie, Écosse, Japon.
Poule C : Argentine, Angleterre, Irlande, États-Unis.
Poule D : France, Australie, Espagne, Fidji.