Freya Colbert et Angharad Evans ont frappées un très grand coup lors de la troisième soirée des championnats britanniques de natation. Au London aquatics centre, la première a abaissé son propre record national sur 200 mètres nage libre, tandis que la seconde est devenue la première Britannique de l’histoire sous les 2 minutes 20 sur 200 mètres brasse.

Des records de niveaux mondiaux pour Colbert et Evans
Freya Colbert a d’abord frappé sur 200 mètres nage libre avec un chrono de 1:54.34, améliorant de 0.64 seconde le record britannique qu’elle avait elle-même établi à Édimbourg (1:54.98). Une progression nette qui s’inscrit dans une dynamique encore plus large : en moins d’un an, la nageuse de Loughborough a gagné 1.42 seconde sur la distance, passant de 1:55.76 lors de ces mêmes championnats l’an passé à ce nouveau standard.
Après une série matinale maîtrisée en 1:58.76 (58.17/1:00.59), qui lui avait seulement permis de réaliser le 3è temps des qualifications, elle change complètement de registre en soirée. Elle a accéléré dès la première partie de course, passant aux 100 mètres en 55.79, soit plus de deux secondes plus rapide que le matin, avec un passage en 27.30 puis 28.49. C’est surtout son troisième 50 mètres qui fait la différence : 29.09, contre 29.47 lors de son précédent record. À ce moment-là, elle possède déjà 0.59 seconde d’avance sur son ancienne marque. Elle conclut en 29.46 pour stopper le chrono à 1:54.34.
Les temps de passage et la progression de Freya Colbert dans le détail :
- 27.30 / 28.49 / 29.09 / 29.46 (1:54.34)
- contre 27.47 / 28.63 / 29.47 / 29.41 (1:54.98) à Édimbourg
Cette performance la place immédiatement dans la hiérarchie mondiale : troisième temps de la saison, derrière 1:53.52 de l’australienne Mollie O’Callaghan et 1:53.80 de la superstar canadienne Summer McIntosh, mais surtout meilleure Européenne avec plus de 2.5 secondes d’avance sur la concurrence continentale. Elle devient également la dixième nageuse la plus rapide de l’histoire sur la distance et la sixième européenne de tous les temps.
Concrètement, ce 1:54.34 lui aurait offert la médaille d’argent lors des derniers championnats du monde, preuve du niveau réel de sa performance.
Quelques minutes plus tôt, Angharad Evans avait déjà lancé la soirée avec une course historique sur 200 mètres brasse. En s’imposant en 2:19.70, effaçant de 1.19 seconde le record britannique de 2:20.89 détenu depuis 2021 par Molly Renshaw.
Sa course a évidemment été parfaitement maîtrisé, notamment grâce à son départ très rapide en 31.97 — seule nageuse sous les 32 secondes — puis trois 50m parfaitement équilibrée avec 35.26, 35.92 et 36.55 pour conclure. Seule le dernier 50m, légèrement plus lent que les autres, est du même niveau que lors de son ancien record :
- 31.97 / 35.26 / 35.92 / 36.55 (2:19.70)
- contre 32.34 / 35.71 / 36.38 / 36.56 (ancien record)
Elle aussi se replace complètement à l’échelle mondiale, Evans devient la neuvième performeuse de l’histoire et seulement la onzième nageuse à passer sous les 2:20. Elle signe également la meilleure performance mondiale de la saison, devant les 2:20.86 de la championne du monde en titre Kate Douglas.
Surtout, elle efface son ancien record personnel (2:21.86) de plus de deux secondes, ce qui traduit un véritable changement de dimension et arrivera désormais aux championnats d’Europe 2026 à Paris comme favorite de l’épreuve.
Les autres résultats de la soirée
Sur 100 mètres nage libre, Matt Richards a conservé son titre en 47.53 après une course parfaitement gérée. Distancé au virage, il a fait la différence sur le dernier 50 mètres pour devancer Jacob Mills (48.09 – né en 2007) et Jacob Whittle (48.52).
En dos, Oliver Morgan a lui aussi confirmé son statut en remportant le 100 mètres en 52.41, très proche de son meilleur niveau, tandis que Lauren Cox s’est offert un deuxième titre dans ces championnats sur 50 mètres dos (27.39), après sa victoire sur 100 mètres. Le demi-fond n’est pas en reste avec le succès de Reece Grady sur 1500 mètres nage libre en 15:14.76.
Enfin, le 200 mètres nage libre féminin a également mis en lumière la profondeur collective. Derrière Colbert, Freya Anderson (1:57.00), Leah Schlosshan (1:57.49) et la jeune Theodora Taylor (1:58.31, née en 2009 et auteure d’un record d’âge) permettent de constituer un relais extrêmement compétitif. Les quatre nageuses cumulent 7:47.14, bien en dessous des minima européens fixés à 7:54.25, ce qui les place en position favorable pour jouer les premiers rôles cet été, où leurs adversaires principales devraient être les Hongroises.