À quelques semaines seulement des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026, programmés du 6 au 22 février prochains, le skeleton britannique avance avec une confiance rarement observée dans l’histoire récente du sport d’hiver au Royaume-Uni, qui n’a jamais été le plus gros pourvoyeur de médailles. Lors des Championnats d’Europe disputés à St. Moritz, Matt Weston a décroché l’or continental tandis que Tabitha Stoecker s’est offert l’argent chez les femmes. Des résultats majeurs, obtenus sur l’une des pistes les plus exigeantes du circuit, et qui confirment les ambitions britanniques à l’approche des épreuves olympiques de skeleton, prévues du 12 au 15 février en Italie.

Le skeleton, pilier assumé des ambitions britanniques
Longtemps discipline de niche, le skeleton est devenu en l’espace de quelques saisons l’un des principaux vecteurs de performance du Royaume-Uni dans les sports d’hiver. Cette montée en puissance repose avant tout sur une génération d’athlètes capables de rivaliser avec les meilleures nations mondiales, et surtout la figure incontournable qu’est : Matt Weston.
À St. Moritz, le Britannique a une nouvelle fois survolé la concurrence. En remportant la manche de Coupe du monde, qui faisait également office de Championnats d’Europe, Weston a signé sa cinquième victoire en six courses cette saison. Son temps cumulé de 2:16.58 lui a permis de s’imposer avec près d’une seconde d’avance, un écart exceptionnel à ce niveau. Déjà champion du monde et tenant du globe, il a ainsi ajouté un deuxième titre européen à son palmarès, après celui obtenu en 2023.
À 29 ans, Weston semble évoluer dans une dimension à part. Sa vitesse de départ, sa maîtrise technique et sa capacité à performer sur des pistes aux profils très différents font aujourd’hui de lui le leader incontesté du circuit. Plus encore, il s’impose comme la principale référence mondiale à l’approche des Jeux, où il sera attendu comme l’un des grands favoris pour l’or olympique.
Derrière lui, le collectif britannique continue d’afficher une profondeur rare. Marcus Wyatt, champion d’Europe en titre avant cette édition, reste un élément central du dispositif malgré une course plus discrète en Suisse et Jacob Salisbury, en terminant 13e de la Coupe du monde et neuvième Européen, a signé son meilleur résultat de la saison.
Chez les femmes, le constat est tout aussi frappant. Tabitha Stoecker a confirmé son statut en décrochant l’argent européen au terme de deux manches maîtrisées. À 25 ans, l’ancienne trapéziste s’est installée parmi les meilleures mondiales, notamment grâce à l’un des départs les plus explosifs du circuit. Quatrième de la course de Coupe du monde associée, elle occupe désormais la quatrième place du classement général à l’approche de la finale de saison.
St. Moritz, un signal fort avant Milan-Cortina 2026
En Suisse, Matt Weston a notamment devancé l’Italien Amedeo Bagnis, médaillé d’argent européen et représentant du pays hôte des Jeux. Un duel que l’on pourrait bientôt revoir, à un endroit où la pression sera forte sur les athlètes italiens à Milan-Cortina. Pour le Britannique, s’imposer avec une telle marge dans ce contexte renforce encore son statut évident de favori.
Chez les femmes, la médaille de Stoecker s’inscrit dans une dynamique collective impressionnante. Le Royaume-Uni a remporté une médaille lors de chaque Championnat d’Europe féminin sur l’ensemble du cycle olympique. Amelia Coltman, médaillée les saisons précédentes, et Freya Tarbit, régulièrement placée, complètent un trio capable de jouer les premiers rôles, individuellement comme collectivement.
La médaille de bronze européenne obtenue par Jacob Salisbury et Freya Tarbit en épreuve par équipes mixtes vient d’ailleurs enrichir ce tableau, avec deux athlètes un petit peu moins en vue sur les épreuves individuelles. Cette discipline, qui fera ses débuts olympiques à Milan-Cortina, pourrait représenter une opportunité supplémentaire pour le Royaume-Uni, tant la profondeur de l’effectif apparait comme un atout majeur comparé à d’autres nations.