À seulement 17 ans, Sky Brown continue d’écrire l’histoire du sport britannique. Déjà double médaillée olympique, la prodige du skateboard a décroché son deuxième titre mondial lors des championnats du monde organisés à São Paulo. Dans une finale perturbée par la pluie, la Britannique a su faire parler son talent pour s’imposer face à une concurrence particulièrement relevée et retrouver ce titre qu’elle avait déjà su acquérir en 2023.

Une finale intense à São Paulo, interrompue par la pluie
Le décor était posé à São Paulo pour l’une des finales les plus attendues de ces championnats. Dans l’épreuve du park féminin, huit des meilleures rideuses de la planète s’étaient donné rendez-vous pour tenter de décrocher le titre mondial. Parmi elles, la Britannique Sky Brown faisait naturellement figure de favorite, forte de son expérience malgré son jeune âge et de son palmarès déjà impressionnant.
Dès le début de la finale, Brown a affiché ses ambitions. Sur sa première tentative, elle a signé un solide run évalué à 83.90 points, un score qui la plaçait immédiatement dans la lutte pour la victoire, mais probablement insuffisant pour décrocher la plus belle des médailles. Ainsi, lors de son second passage, elle a élevé encore le niveau en améliorant sa performance pour atteindre 88.16 points. Cette prestation marquée par sa fluidité caractéristique, des trajectoires amples dans le bowl et une impression de maîtrise qui a su séduire les juges allait finalement s’avérer décisive.
Alors que les rideuses s’apprêtaient à entamer la troisième et dernière tentative prévue au programme, la météo est venue bouleverser la finale. Une pluie de plus en plus intense s’est abattue sur le skatepark brésilien, rendant la surface dangereuse et impraticable. Après plusieurs minutes d’attente et d’incertitude, les organisateurs ont pris la décision de mettre un terme à la compétition et de conserver le classement établi après deux runs.
Avec ses 88.16 points, Sky Brown conservait donc la tête du classement et était officiellement sacrée championne du monde pour la deuxième fois de sa carrière. Derrière elle, la Japonaise Mizuho Hasegawa s’emparait de la médaille d’argent avec un score de 84.36, tandis que l’Américaine Minna Stess complétait le podium avec 83.90 points. La championne olympique australienne Arisa Trew devait quant à elle se contenter de la quatrième place.
Même si la finale n’a pas pu aller à son terme, la victoire de Brown ne souffre d’aucune contestation. Cependant, à l’issue de la compétition, la Britannique reconnaissait toutefois qu’elle aurait aimé que la bataille se poursuive jusqu’au bout.
« Le niveau est incroyable. J’aurais aimé qu’on puisse vraiment se battre jusqu’à la fin », confiait-elle après la finale. « Ces filles comme Arisa ou Mizuho sont incroyables et je sais que la finale aurait pu être encore plus intense. »
Depuis ses débuts, Brown a toujours repoussé les limites de la précocité. Elle avait déjà marqué l’histoire du sport britannique en devenant la plus jeune médaillée olympique du pays lors des Jeux de Tokyo en 2021, où elle avait décroché le bronze à seulement 13 ans. Trois ans plus tard, elle a confirmé cette performance en remportant une nouvelle médaille de bronze lors des Jeux de Paris 2024, malgré une épaule récemment luxée et une impossibilité d’évoluer à son meilleur niveau.